Le terme « aérobie » signifie « en présence d’oxygène » :
Nous courons selon un processus aérobie lorsque nous courons lentement sans souffrir et sans dépasser l’allure ou la distance pour lesquelles nous nous sommes entrainés. Dans ce cas nos muscles sont assez résistants pour supporter la charge et le courant sanguin leur apporte une quantité suffisante d’oxygène. Les rares déchets produits sont facilement chassés dans le sang avant de pouvoir s’accumuler et d’obstruer le fonctionnement du muscle.
L’intérêt de courir en aérobie (60-65% VMA) permet de récupérer activement entre deux séances difficiles (courues en anaérobie).
En effet, il faut en moyenne 48 heures pour récupérer correctement d’une course pénible (séance de fractionné ou une sortie longue traumatisante pour l’organisme). Cette récupération peut s’effectuer en courant lentement.Les vaisseaux sanguins de la zone atteinte (fibre musculaire sollicitée pendant l’entrainement) se dilatent et laissent passer davantage de sang dans la zone abimée, c’est ce qui s’appelle le phénomène d’hyperhémie réactive.
Attention ne pas confondre aérobie (endurance) et seuil aérobie qui est la limite entre l’endurance et la résistance. Cette dernière se rapproche de l’allure marathon. Elle peut être identique pour un coureur débutant qui souhaite tout simplement finir les 42km195 mais peut varier de deux ou trois km\h pour un compétiteur…
Source : Jeff Galloway « Jogging et course de fond«

















